Un camion arrive sur le Champ-de-Foire. À la place des marchandises que le transporteur est censé véhiculer, quelques membres déguisés du collectif des Bonnets rouges mettent l'ambiance.

Des enceintes crachent un morceau des Ramoneurs de Menhirpendant que Laurence Le Goff, membre hyperactif des Bonnets rouges, harangue les membres venus avec les drapeaux, bombardes et accordéons.
Avant le départ du cortège, Gérard Huet, maire, prononce un discours de soutien au collectif.

En lutte contre l'écotaxe

Le conducteur du camion, David Gourlaguen, explique : « On est un peu dépassés par l'administration et par les taxes. Grâce aux Bonnets rouges et à leurs actions, l'écotaxe est passée de 15 000 € à 4 000 €. Mais il faut rester vigilant, car celle-ci augmentera, c'est évident. C'est la même logique que les impôts. »
L'écotaxe s'appliquera au premier janvier 2015, et vise à taxer les poids lourds pour diminuer leur circulation, celle-ci étant jugée polluante et énergivore.
Mais l'objet du rassemblement d'hier, outre le rappel des onze revendications de Morlaix, était avant tout de redorer l'image des Bonnets rouges. « Quand on pense Bonnets rouge, on pense aux violences de Pontebuy, quand le portail a été détruit, poursuit David Gourlaguen. Mais les Bonnets rouges c'est de tout. Ce ne sont pas des casseurs, juste des gens qui en ont marre d'être taxés. »
Un apolitisme revendiqué
Le collectif, dénommé également « Vivre, décider et travailler en Bretagne », se revendique apolitique, mais et néanmoins traversé par différents courants.
« Il suffit de voir qui est à la tête du collectif, explique le chauffeur, Christian Troadec est le patron d'une entreprise et Corinne Nicole fait partie de la CGT... Cela prouve que le collectif n'est pas plus de droite ou de gauche ».


Nicolas TROADEC.